jeudi 7 février 2013

Arguments - 2- L'homme- 2- Rencontre (5)


Notre sang spirituel ne peut nous parvenir que de nous mêmes. La blessure sert à libérer le sang, non à le dilapider. Penser avec des mots est une bonne blessure.
pierre à penser. ruine mal refermée. cernes faibles. accueillir toutes ces choses dans un nom d'encerclement. on peut courir autour pour confirmer les ronces et les déblais de muraille. tronquer les animaux lents du sol. finir le front ouvert sur l'arête tactile d'une pierre terminale.
Rien n'apparaît in absentia. Même du plus insignifiant, nous sommes le dévoilement. Mais le dévoilement que nous sommes ne nous sera pas dévoilé. Un tel dévoilement serait l'acte et le savoir d'autre chose que nous, probablement humaine. Nous sommes dévoilés sans savoir.
tout se conçoit aussi longtemps qu'on y est. toutes les pierres sont du sang. tout sol se propose aux mictions. toute muraille acquiesce au crachat. l'occultation souffre.
On n'est jamais en retrait. Ne pas franchir et habiter est le même. Mais il faut y aller.
mausolée sous les branchages. monde local débité en séquences de nuit et en séquences de jour. monument mobile sur la peau. génération d'une lettre. engendrement d'ombres sur la face.
L'origine se nourrit du terme. Ce qui nous anéantit ressemble au récit inversé notre première apparition. C'est par le biais de ce conte que la naissance survit.
on y est et on n'y est plus. alternance factice. la séquence se brise et se ressoude mal. nous sommes le rideau rapiécé de ces magies de foire. apparaître et disparaître ridiculise la fin.
Le départ est un fait rigoureusement interne, qui le demeure. Le retour est une modalité de l'arrivée, sans plus. Même à rebours on est toujours plus loin. D'un unique pas inaccompli.
barrière débitée en parties dénommables. poteaux de fer et barbelés. ciment clair et ombre verticale. un vestige d'homme se déplace. méconnaissance du dépeçage des figures. le parcours se poursuit.