samedi 4 mai 2013

Arguments - 2 - L'homme - 8 - Le sacrifice (6)


Pensée comme la transparence d'un flacon pur. Le sens articulable, gros scarabée noir qui entreprend de grimper et qui retombe le long de la paroi. L'impossible est aussi une histoire ostensible.


flux et reflux du nom. horizon de déchet incendié. soubassement du ciel. l'intermittence est le lieu du monde qui apparaît et disparaît en toute désignation. le nom des choses se crie.


Il n'y a de savoir que lointain. Penser déchire le savoir constitué. Apprendre est une lacération. On sait en reculant. La déchéance mentale complète est le savoir absolu et la pensée de dieu.


nom cicatriciel. stries de lumière blanche sur le mur. charpie de jour brûlé et crépitement de ronces sèches. insectes mnémoniques dans le vide du dehors. envers de mur fusillé. pièce vide et démonstration prolixe de la vanité du vide. traces de papier peint roncière rouge déchirée. lacération des murs simulation du jour. double stérile du temps. dehors ouvert.


Ne pas devancer le sens, même en le connaissant. Laisser au monde le soin de déchiffrer le monde en utilisant ses propres termes. Même s'il ne se trouve personne pour en récolter le fruit. Il n'y a pas de lecture.


prurit conceptuel. le soleil ânonne sur la peau des noms de vie. feindre de ne pas lire. affecter la surdité. ne pas épuiser le déchiffrage.


La fin, en même temps matière brute et accomplissement terminal du sens se tient déjà là, devant nous. Mais nous nous roulons dessus comme un chien sur la charogne et nous la disséminons sans la voir.


vitres épargnés par le feu extérieur. midi exténué. haute transparence frontale. crémation conceptuelle des distinctions. la séparation des lieux s'organise en lettre cohérente. cartographie d'ombres. pays univoque. le désert croît.