jeudi 31 octobre 2013

Arguments - 3 - L'être - 2 - Généalogie (2)

Tout est le même, s'agissant d'être. En chaque identité l'identité terminale croît et menace. Substrat de la plus grande fragilité, et support du défaut salvateur. L'être n'est que l'océan fonctionnel où grouille toute la vie et toute la transcendance.
se hisser plus haut que la fièvre. casser la fin avec la chair du corps. recueillir la plaie. loger la douleur. pierre par pierre lier le monde.
Une chose cache l'autre. Métaphore de la première occultation qui constitue la chose même, unique et en personne. La disparition fait voir.
coup de talon aux glaises. sol éclaté. la fin essaime. brèche de muraille et alvéoles végétales. excavation d'ombre dans le feu deviné. terre solaire et vide ouvert. cache du terme géographique des autres disparitions.
Soit un au delà de toutes les choses, qui ne serait pas nul ou inefficient. Différent du néant, cela serait semblable à tout ce que nous décelons comme étant là où il se pourrait qu'il n'y eût rien. Un au-delà de tout ce qui existe, mais qui existerait, parmi ce qui existe ou au contact de ce qui existe. En somme, ce qui existe tout court. Le ciel ontologique est ici.
se dresser debout sur l'absence. verticalité des os bête martyrisée. de la tête aux talons ciel clôturé. cul-de-sac sidéral.
La lettre est le double clair du rien. Il faut longtemps attendre que la lettre se nourrisse aux failles et aux lacunes, et qu'elle achève sa trajectoire d'ombre.
fente brûlée sur la muraille de pierre brune et cambouis sur les orties noires. l'accouplement se dessine. bientôt crémation frontale du corps jointe à la trace du corps inscrite dans l'éboulis. aussi creux qu'un pas et qu'une chute.
Il y a lieu de libérer le néant, et de le transformer en source. Car seul détruire crée, et toute autre création est une destruction honteuse et déniée.

lâcheté d'ombre dans les fentes. renaissance basse. mort fossile.