mardi 19 novembre 2013

Arguments - 3 - L'être - 3 Trace (4)

Dans le cercle de l'être il n'y a pas de vivant. Pour ainsi dire l'être est étranger à la vie, car celle-ci vaut par le plus et le moins, les sommets et les déclins, les poussés et les retraits, choses hétérogènes au fait d'être pur et simple. Cette étrangeté nous le signale.
arpentage terminal. utiliser le corps et le reste. placer d'emblée les bornes de sa propre présence. détenir ici tous les signes de sa propre disparition. cadastre noir pour ne pas y être.
Même grossièrement, il est licite de multiplier les êtres pour expérimenter l'impassibilité de l'être. Ce à quoi rien n'ajoute rien, ne retranche rien. Ce autour de quoi exister est permis, réel et indifférent.
plaine solaire tique de feu prise dans la brèche. mur défoncé dans le fond de casemate. saison annulaire d'herbes et de fourmis tâtonnantes. visage collé à la brèche coruscation oblique soleil secondaire. ventre de scarabée retourné sur le dos présence accomplie.
Il ne manque rien à ce qui est au-delà de tout ce qui est et nul fait, nulle existence, nulle action ne saurait l'accroître. Il est à tout instant ce suprême accroissement.
ne pas perpétuer le jour le faire ressusciter. proie de lumière les animaux de l'aube sont les premiers prédateurs. le temps qui dure est un reste mâchouillé.
Celui que n'accable pas la surrection hypothétique de l'être ne doit jamais y songer. Par cette exclusion il est quitte. Le viable dissout la question. Mais seul les tourmentés ont un corps et un monde.
face dans les ronces noires simulation de nuit dépecée. avec cette particule de feu exténué faire un embryon de jour. temps vide. pierre d'aube chaux de charogne purifiée. palissade percée. soleil stylet au front.
L'anéantissement est l'au-delà d'une barrière conceptuelle qui produit de l'être. Ce qui est est un rebond. Il est donc inutile d'anéantir quoi que ce soit.
le temps meurt mal. la durée est un champ de bataille. cannibalisme de l'heure. multitude de dépouilles en guise de créatures. désert toujours repeuplé.