dimanche 27 juillet 2014

La dissipation 3

Ce qui est en plus de ce qui est quelque part doit s'anéantir. Une limite est attenante au rien. Nous sommes confisqués dans le recueillement de cette certitude.

attendre l'usure et ne pas déchirer le corps de l'ombre. ne pas inscrire dans l'ombre des signes inversés. face collée à son souffle. envers de tous les noms presque nu.

Du fait qu'elle est, ainsi, chaque chose est le maximum de ce qu'elle peut être. À un pli près chaque chose est le tout.

la durée extermine le doute. honorer ses dépouilles. raconter sa vie aux portes de la décharge.

Vers le passé et vers l'absence, le monde est la dissimulation de la faille par où il disparaît, et par laquelle il rejoint l'être tout court. Cette dissimulation peut devenir parole

retour de tout sans déchet. difficulté de commencer la destruction.

Nous ne sommes pas le révélateur de l'être mais le trouble qui l'oblige à reconstituer son unité. Nous ne savons pas s'il saurait le faire sans nous.

pierre du repos brisée os par os. être là est une récapitulation tardive. l'arrêt fige la perte.

Le présent n'attend pas. Nous sommes comme étant déjà partis. Nous ne sommes plus face aux choses, mais, parmi les choses, nous partageons leur migration, où la particularité de chaque chose singulière s'évanouit dans la pure qualité d'être.

le pas de l'arrivée ronge le pas de l'arrivée. description encerclante d'un bord d'ombre et de miséricorde. ne pas y revenir. lecture longue. dos tourné savoir sûr.

Les choses font signe vers une manifestation complète du fait d'être qui les sous-tend. Faire un pas en avant dans l'aire de cette approche c'est inscrire avec le corps un appel vers la révélation terminale. C'est une parole donnée au désir.

bête mâle aux aguets. l'arrivée outrage. l'intoxiquer de présence. l'agripper jusqu'au sang. retarder la séparation.