vendredi 29 avril 2016

La dissipation 3

Évidence comme une tension stérile, toute chose nous signale son propre dépassement, vers nul terme successeur, si ce n'est la destruction. C'est ainsi que se produit le déclin brutal d'une différence entre le ici et l'au-delà, de même que la perte de la simple jouissance d'un présent identique à lui-même. Il n'y a pas d'en deçà. Nous ne sommes pas dans le monde.


ciel où le mur d'enceinte s'interrompt et affûte le tranchant d'une séparation jamais pensée. temps des mots partagés entre ici et au-delà.


C'est beaucoup plus tard que nous appelons cela du temps et de l'espace. Cela commence par être question, selon l'oscillation dans la pensée de l'être et du n'être pas.


mot à mot. sous couvert de chute déchiffrage de la fin. parole coupée selon les tranchants de pierre. parole de pierre. séparation tailladée. lecture évanouie.


Converger vers la vérité des choses identiques à leur propre précarité, à leur nature périssable. Par épuisement périphérique continu de la parole qui le dit parvenir à l'attention nue, au rien, aux signes sous le sable d'un être enseveli. Repartir de l'extrême disparition pour instituer la lisibilité du monde où rien n'est sans raison.


évidence de l'ombre comportant son propre commencement sa propre fin son propre désastre périphérique. façonnement devant l'ombre d'une face symétrique et seulement déduite.