mardi 3 mai 2016

Le sacrifice 4

S'enfoncer dans sa propre empreinte. Aimer l'interdiction de rupture. Ni ellipse ni hiatus. Rien ne sera déduit dans le décompte terminal. Rien ne sera remboursé à la fin. Le droit d'exister est forfaitaire.
un pas de dieu empreint dans la fange verte. tous les vers se retournent et se rétablissent. un seul pas pour pénétrer dans cet espace du sol où se joue et vie et mort et autres aménagements.

Il est impossible de constituer un modèle de la vie à l'intérieur de la vie. Il y manque la mort, et, si cela n'y manque pas, ce n'est pas un modèle de la vie mais la vie elle-même. Cette lacune est ce qui vit effectivement dans la vie. Peut-être pas nous-mêmes.
floches d'air gris résurrection d'hommes morts. momie du cri lettres noires incrustées dans le bois. muraille noire de moisissure contenant des lettres et des chiffres. dans le souffle le râle d'un nombre mal achevé.



Il faut lire toutes ses illusions jusqu'à l'épuisement. L'épuisement est le passage. Mais il faut se le procurer.
signe de survie. grand borborygme primordial. du passé au futur pont d'entrailles. ici et pas plus loin. un unique corps présent et passible.